La consolation. Flavie Flament.

La consolation. Flavie Flament. J.C Lattès/Le Livre de poche. 31 Mai 2017.

 

Présentation de l’éditeur.

 

« Je m’appelle Flavie, j’ai quarante-deux ans. Beaucoup pensent me connaître mais jusqu’à hier encore, j’ignorais moi-même qui j’étais. J’étais Poupette. Personne ne l’a aidée. Même pas moi. Il est temps que nous fassions connaissance. Et puisque personne ne l’a fait pour moi, il est temps que je me console. »

Dans ce récit sensible et poignant, porté par une plume magnifique, Flavie Flament brise le silence et évoque la trahison des adultes qui lui ont ravi son innocence. C’est aussi l’histoire d’une renaissance.
Un livre rare, où la force de l’écriture est au service d’un combat. Un combat citoyen, car « faire du mal à un enfant, c’est faire du mal au monde de demain ».

 

 

Mon avis : 

 

A la base, je ne suis pas du tout fan des livres qui racontent ce genre d’histoire d’enfants maltraités, violés etc. J’en ai lu énormément pendant mon adolescence, puis j’ai arrêté. Malgré tout, j’ai tout de même eu envie de découvrir cette histoire.

 

Le récit commence avec Flavie qui fait des crises d’angoisses, adulte, d’un coup, sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Elle se pense folle, est vraiment très mal, se demande ce qu’il lui arrive. Puis on plonge dans le passé de Flavie, dans l’histoire terriblement révoltante de cette petite fille qu’on a envie de prendre dans ses bras pour la consoler, et de cette mère qu’on a envie de baffer tout le long.

 

 

On le sait d’avance, Flavie a été violée, à l’âge de 13 ans, par un photographe connu. Puis elle a oublié. Et, après la mort de son grand-père, elle fait des crises d’angoisses, et cherche donc à comprendre ce qu’il se passe. Flavie nous raconte avec une écriture agréable, poétique, sa descente aux enfers. Comment elle se laisse faire, pour plaire à sa mère qui la rejette tant. Pour ne pas la fâcher. Pour qu’elle soit fière d’elle. Pendant un été. Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Je ne peux pas donner de détails pour ne pas spoiler, mais la mère est telle qu’on ne peut pas la qualifier de mère. Parce qu’elle sait, et elle s’en sert. C’est inhumain. Révoltant (oui, je me répète).

 

Il me serait difficile de dire que j’ai aimé ce livre. Parce qu’on ne peut pas aimer ce genre de récit, évidemment. L’histoire de Flavie Flament est révoltante, écoeurante, bouleversante. L’écriture est belle, et j’ai lu ce livre très vite, en deux heures. Avec un goût amer à la fin.

 

Souvent, lorsque je discute de certaines choses avec mon amoureux, on se dit que les parents devraient avoir une sorte de permis, pour faire des enfants. Enfin, non, pas pour les faire, mais pour les élever. Parce que ce genre d’éducation, outre le fait que la mère laisse sa fille se faire violer, ne devrait pas exister. Rabaisser, humilier, se moquer. Mettre en danger. Aimer si mal. On sait tous très bien que l’éducation, que les parents, le père et la mère sont là pour montrer l’exemple. Nous apprendre le bien, le mal, les limites, mais aussi et surtout, nous armer convenablement pour être heureux dans la vie. Malheureusement, tous les parents n’ont pas conscience de ça. Ou s’en fichent, je n’en sais rien. Ou sont peut-être trop dépassés par leur vie minable pour aimer et choyer convenablement leur enfant. Il n’y a pas d’éducation parfaite, de parents parfaits, évidemment, mais il y a tout de même des limites. Et c’est écoeurant.

 

 

D’ailleurs, dans ce livre, on ne sait pas comment Flavie se situe par rapport à sa mère. A-t-elle réussi à lui pardonner tout le mal qu’elle lui à fait ? Est-ce pardonnable ? Le pardon est important, pour avancer, pour ne pas ressasser, mais la mère a-t-elle pris conscience un jour de tout ce qu’elle a fait ? Ou pas fait ? Ça, j’aurais bien aimé le savoir.  Ça ne changerait rien à l’histoire, aux blessures, à la lente et douloureuse reconstruction que Flavie doit opérer, mais, d’après moi, c’est important. Primordial, même. Pour aller mieux… Parce que lorsque ce n’est pas le cas, la reconstruction est doublement difficile. Surtout qu’elle ne peut plus confronter le photographe, vu qu’il est mort. Je me dis même que la mère mériterait largement d’être inculpée pour ses actes…

 

Un roman poignant, donc, bouleversant, révoltant. Ce livre porte bien son nom : la consolation. Celle qu’elle n’a jamais eu de la part de sa mère, alors qu’elle était censée lui apporter…

 

 

 

 

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Pourvu que la nuit s’achève. Nadia Hashimi

Pourvu que la nuit s’achève. Nadia Hashimi. 07 Juillet 2017.  Editions Milady.

 

 

Présentation de l’éditeur

Les derniers jours d’une condamnée

Extrait :

J’avais imaginé un million de morts pour mon mari : il aurait pu mourir frappé par la foudre en se rendant quelque part où il n’aurait pas dû aller. Ça aurait été tellement plus simple pour tout le monde : un éclair tombé du ciel. Une fin douloureuse mais brève. Non, je n’avais jamais imaginé la mort de mon mari telle qu’elle s’est produite, mais que doit faire une épouse ? Les orages ne sont jamais là quand on a besoin d’eux.

Lorsque Zeba est retrouvée devant chez elle, le cadavre de son mari gisant à ses pieds, il paraît évident aux yeux de tous qu’elle l’a tué. Depuis son retour de la guerre, Kamal était devenu un autre homme, alcoolique et violent. Mais cette épouse et mère de famille dévouée est-elle vraiment capable d’un tel crime ? Présumée coupable, Zeba est incarcérée dans la prison pour femmes de Chil Mahtab, laissant derrière elle ses quatre enfants.
C’est à Yusuf, fraîchement revenu des États-Unis pour régler une dette symbolique envers son pays d’origine, que revient la défense de ce cas désespéré. Mais alors que son avocat l’exhorte à parler, Zeba garde obstinément le silence. Quel terrible secret cache-t-elle ? Qui cherche-t-elle à protéger en acceptant de jouer le rôle du suspect idéal ? Il faudra beaucoup de courage à Yusuf pour braver un système judiciaire corrompu et faire innocenter celle que tout le monde voit déjà pendue haut et court.

« Un roman aussi poignant qu’éclairant sur le sort des femmes dans une société patriarcale. » New York Journal of Books

« Le portrait saisissant et juste d’une femme d’honneur parmi des hommes qui en sont dépourvus. » Kirkus

« Quand vous aurez achevé la lecture de ce livre, n’oubliez pas. Faites quelque chose. » Washington Independent

« Une histoire que vous n’êtes pas prêt d’oublier. » Booknotes

« Un roman puissant qui se savoure, page après page, sur un monde plongé dans l’obscurantisme. » Book Reporter

 
 
Mon avis : 
 
Si je devais résumer ce livre en un mot, ce serait : magnifique ! Je l’ai lu en deux jours, pourtant, il est épais. Mais l’histoire est passionnante, prenante, poignante, une plongée en Afghanistan, dans le monde  de ces femmes qui, sur simple dénonciation d’un voisin malveillant, peut passer des années en prison. 
 
 
Mais, pour l’héroine, Zeba, c’est une toute autre condamnation. Elle a été retrouvée devant le cadavre de son mari, une hache plantée dans la nuque. Elle ne dit rien. Tout l’accuse. Les voisins d’abord, et la justice.
 
J’ai été déroutée par le fait que cette femme ne veuille rien dire. Tout le long de la lecture, on se dit qu’elle n’est pas coupable. Et puis qu’elle est coupable. Mais pourquoi ne parle t-elle pas, bordel ? 🙂
 
 
Et l’histoire se déroule sous nos yeux, petit à petit. Avec des flash back sur le passé de l’héroine, et des autres personnages. Il y a Keba, la meurtrière présumée, Yussuf, l’avocat revenu d’Amérique pour la défendre, mue par une volonté farouche de faire valoir la justice dans ce pays, les parents, les enfants, les oncles et tantes. Et toutes les femmes dans la prison. Celle qui ont eu l’audace de tomber amoureuse, de ne pas avoir voulu se plier à la volonté de leur parents, celles qui ont été dénoncées pour un pique nique en pleine journée avec un homme plus âgé, et toutes les autres. Ces femmes qui n’ont pas droit à la parole, qui n’ont pas le droit de divorcer, pas le droit d’être femme, autrement qu’en se sacrifiant à leur mari, à leur enfant. C’est dingue. Et pourtant, c’est réel. Bien sûr, on le sait, tout ça. La télévision, les journaux, internet, on sait comment ça se passe, ailleurs. Mais pourtant, c’est totalement ahurissant. Pas de mélo, dans ce livre, juste une écriture juste, qui relate, qui dénonce, qui explique.
 
 
J’ai eu le coeur serré, mais souvent par rapport à l’héroine, qui refuse toujours de parler. Un sens de l’honneur aussi poussé, c’est franchement admirable. Tout ça pour… je ne peux pas le dire. Mais c’est beau. Vraiment vraiment très beau. 
 
 
J’ai adoré lire ce livre, il m’a vraiment tenu en haleine, éveillée, jusque tard dans la nuit. Insomnie, d’ailleurs, parce que j’y pensais sans arrêt. J’imaginais la suite, je cherchais, j’espérais. On a vraiment envie de secouer l’héroine pour qu’elle parle. Mais on comprend pourquoi elle ne dit rien. Et c’est bouleversant. 
 
 
Ce livre est une pépite, vraiment. Et je le répète, pas de glauque, pas de pathos, juste une écriture magnifique pour une histoire magnifique.
 
Je le recommande vivement, et je pense que je vais vite lire les autres romans de cette auteure. Sans parler que les couvertures de ses romans sont vraiment superbes ! 
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Nous rêvions juste de liberté. Henri Loevenbruck.

Nous rêvions juste de liberté. Henri Loevenbruck. 1/04/2015. Flammarion.

 

Présentation de l’éditeur

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.
Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.
Mon avis : 
Je viens tout juste de lire Nous rêvions juste de liberté. J’ai gagné ce roman en version poche lors d’un concours, sur le blog Les lectures de Mylène. Je l’ai reçu un jour chez moi, je ne savais même pas que je l’avais gagné, et ça a été une belle surprise. (Je remercie au passage Mylène pour ce concours) 🙂 
Je ne l’ai pas lu tout de suite. Pourtant, j’en avais beaucoup entendu parler. Et en bien. Et ce livre est sacrément poignant. Un uppercut. Ni plus ni moins.
Dès le départ, j’ai été entrainée dans l’histoire d’Hugo, devenu Bohem, et de son ami Freddy. Ainsi que des autres, Oscar, dit le chinois, Alex, dit la fouine et ceux qui vont s’ajouter au fil des pages. Groupe de jeunes perdus dans la ville de Providence, connus pour leur mauvaise réputation, englués dans un quotidien déprimant et qui n’offre aucun avenir. Ils sont jeunes, et ils rêvent de liberté. Du moins, Bohem, lui rêve de liberté. Ils s’amusent, font des coups, rigolent, beaucoup.
Je les ai suivi avec avidité tout au long de leur périple à moto. De leur bagarres, de leurs coup foireux, de leur rire, de leur espoir et de leur déception. Ils vivent, à fond. Ils se battent, sans réfléchir. Ils ne s’encombrent ni de morale, ni de lois. Il se soutiennent. ils dérivent, aussi, un peu, beaucoup.
J’ai inspiré la poussière avec eux, tremblé avec eux, était émue avec eux. C’est écrit à la manière d’un gamin sans trop d’éducation qui rêve de fuir ce quotidien de merde, pour qui l’amitié est le plus beau et le plus précieux des cadeaux.  Honneur, loyauté et respect. Bohem suivra ce concept jusqu’au bout. Coûte que coûte.
Ce livre m’a appris beaucoup de choses sur l’univers de motos, des clubs, leurs règles, leurs lois. J’ignorais totalement comment ça se passait.
Bien évidemment, dans ma lecture, je savais que tout ne serait pas toujours rose, loin de là, mais j’étais loin d’imaginer ce final.  On devine les drames avant qu’ils ne surgissent, pas parce que l’auteur donne des indices, non, mais on le sait, c’est tout, c’est ancré dans l’écriture. On le ressent. C’est beau, c’est triste, c’est prenant, c’est poignant, émouvant.
Et c’est le coeur serré que j’écris cette chronique, à vif. Parce que cette histoire est belle autant qu’elle est émouvante. Cette histoire est triste autant qu’elle nous fait sourire.
J’ai adoré suivre cette bande qui rêvait juste de liberté. L’amitié, la loyauté, la trahison. La liberté.
 
 
Je recommande ce livre. A 200 %. Quand on le commence, on ne peux plus le lâcher.
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Le couple d’à côté. Shari Lapena.

Le couple d’à côté. Shari Lapena. 21/09/2017. Presses de la Cité.

Présentation de l’éditeur

Ne vous fiez pas au bonheur de façade…Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Mon avis : 

Tout d’abord, merci à l’éditeur, Presses de la cité ainsi qu’à Netgalley pour ce service presse numérique.

Je dois avouer avoir un avis mitigé sur ce roman. J’ai aimé dès le départ, on est tout de suite dans le vif du sujet, on veut toujours en savoir plus, tentant de deviner qui pouvait être l’auteur de l’enlèvement. L’histoire est bien décrite, j’ai bien aimé suivre l’évolution de l’enquête à travers les yeux de l’inspecteur, l’écriture est agréable et fluide. Vers le milieu, on a un début de réponse. L’histoire s’enchaine, avec de nouvelles révélations. Ça se tient toujours, mais j’ai un peu décroché. peut-être un peu trop long sur la fin, je ne sais pas. Et le ‘coup final », si je puis dire, m’a beaucoup refroidie. je ne peux pas en dire plus, ce roman plaira sans doute aux lecteurs de thrillers, parce que c’est prenant et bien écrit, mais la fin m’a surprise et pas dans le bon sens. Je recommande tout de même aux intéressés de ce genre de roman !

 


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La montagne entre nous. Charles Martin

La montagne entre nous. Charles Martin. 14 Septembre 2017. Presses de la cité

Présentation de l’éditeur

Un couple into the wild

Seuls survivants d’un accident d’avion, le chirurgien Ben Payne et la journaliste Ashley Knox se trouvent à 3 500 mètres d’altitude, au cœur de l’hiver, sans aucun moyen de communication. Ashley, dont le mariage était prévu deux jours plus tard, est gravement blessée. Grâce aux soins prodigués par Ben, elle est hors de danger, au moins pour quelques jours.

Mais, pour espérer s’en sortir, ils doivent parcourir 75 kilomètres en pleine montagne. Au cours de leur randonnée chaotique, ils se découvrent, échangent des secrets qui ne semblent plus si importants, plaisantent aussi – il faut garder le moral coûte que coûte. Mais la montagne se referme sur eux toujours un peu plus et leurs chances de survie s’amenuisent…

Biographie de l’auteur

Américain, Charles Martin est l’auteur de plusieurs best-sellers, traduits dans 17 langues. Une montagne entre nous est son premier roman publié en France.

Mon avis : 

Tout d’abord, un grand merci à l’éditeur, Presses de la cité, pour ce service presse et à Netgalley, l’intermédiaire où j’ai demandé ce livre.

Aussitôt reçu, aussitôt lu. J’avais vu la bande annonce du film, la montagne entre nous, et, quand j’ai ensuite vu qu’il s’agissait d’un livre, j’ai eu très envie de le lire. Et je n’ai pas été déçue ! Bien au contraire. J’ai lu ce livre d’une traite. Commencé en début de soirée, terminé très tard dans la nuit. C’est simple, je n’ai pas pu le lâcher.

L’histoire débute dans un aéroport, où nous faisons la connaissance de Ben et Ashley. Tous les deux pressés de rentrer chez eux, alors que tous les vols sont annulés, une tempête se prépare et un camion de dégivrement est en panne, ne pouvant préparer correctement les avions. Ben a une opération dans peu de temps, Ashley va se marier.

 

Ben trouve un avion privé pour l’emmener à Denver. Il propose à Ashley de l’embarquer avec lui. Les voilà donc dans un petit avion privé, avec Groover, le pilote et Tank, le chien. Malheureusement, Groover fait une crise cardiaque. Il a juste le temps de poser le coucou, même si cela ne se fait pas sans heurts.

 

Ashley est blessée. A la jambe, à l’épaule, et des coupures. Ben aussi, mais moins. Le chien va bien 🙂 Seulement, ils sont au sommet d’une montagne, sans âme qui vive aux alentours, sans personne qui est au courant de leur décision de prendre ce coucou, sachant pertinemment que le pilote n’a pas donné de plan de vol. Seuls au monde, dans un univers hostile et blessés. Franchement pas enviable, non ?

 

J’ai tout de suite été prise par l’histoire. J’ai aimé les personnalités des protagonistes, Groover, et ses phrases pleines de sagesse, Ben et sa capacité à raisonner correctement plutôt que de laisser la panique l’envahir, son self-control, donc, sa faculté à faire passer l’autre avant lui-même. Ashley et son humour en toute circonstance. L’univers est froid, glacial même, et j’ai ressenti avec les héros la peur, la souffrance, les doutes. Je voulais toujours en lire plus, savoir ce qui allait se passer, comment ils allaient réagir, les imprévus qui allaient survenir. Le froid, la faim, la soif, les animaux sauvages, les risques liés à cette survie en pleine montagne. On vit avec eux, on respire avec eux, on stresse pour eux.

Et ce, jusqu’à cette fin que j’ai essayé d’imaginer tout du long, émettant quelques suppositions. Dont une qui s’est révélée juste mais vraiment à quelques pages du dénouement final. Parce que Ben cache un secret, qu’il refuse de révéler à Ashley.

 

Ben parle aussi dans un dictaphone à sa femme, ce qui nous permet des flash back et d’en apprendre plus sur son enfance, et sa femme. Un héros qui n’a pas été épargné par la vie…

 

Ce livre est donc un coup de coeur. Un livre plein de force, de philosophie, s’il est possible de faire de la philosophie dans ces circonstances, d’humour, de tension, de suspens, de solidarité, servi par une écriture fluide et prenante. Je conseille vivement ce livre. Et maintenant, j’ai hâte de voir le film !

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