La lanceuse de couteaux. Eve Borelli.

La lanceuse de couteaux. Eve Borelli. 20 Mars 2018. Editions Charleston.

 

 

Présentation de l’éditeur. La lanceuse de couteaux.

Cette histoire, c’est l’histoire de Siloé, qui ne voit plus la magie du cirque dans lequel elle a grandi et le quitte pour de mauvaises raisons mais qui en chemin, apprendra à faire ses propres choix et à définir ses envies personnelles. C’est l’histoire d’une indépendance progressive, piquée d’embûches, d’amitié et d’amour. Siloé est orpheline de mère et vit dans le cirque familial, entourée par toute une galerie de personnages atypiques. Mais la jeune fille rêve d’être lanceuse de couteaux, ce que son père lui refuse obstinément. La voilà donc qui décide de rallier un cirque concurrent pour – enfin – essayer de faire ses preuves.
Mon avis :
 
Je viens de terminer cette lecture, et donner mon avis à chaud est difficile. Pourquoi ?
 
 
Parce que ce roman m’a fait passer par toutes une horde d’émotions. J’ai même pleuré à un moment. Mais pas pleuré parce que c’était triste. Non, juste parce que le passage était émouvant. Très beau. Et je suis frustrée de l’avoir déjà terminé…
 
 
Le style d’Eve Borelli est vraiment prenant. Moderne et poétique. 
 
 
Dans la lanceuse de couteaux, on suit le parcours de Siloé, jeune fille évoluant dans un cirque, ainsi que toute une flopée de personnages. Déjà, l’environnement du cirque est dépaysant, intéressant et original. L’atmosphère est très bien rendue, on s’y croirait. Comme si les mots avaient des couleurs.
 
 
Siloé, frustrée d’être sous le joug de son père qui lui refuse son rêve de devenir lanceuse de couteaux, décide, un peu rapidement, de rallier un cirque concurrent. Bien sûr, elle ne le fait pas sans raison, l’énigmatique Rafael l’invite à partir avec lui.
 
 
Sauf que tout ne va pas se passer aussi facilement. Déjà, elle n’est pas la bienvenue pour tout le monde dans ce cirque. Ensuite, le beau Rafael, qui a envouté Siloé, va rapidement tomber de son piédestal.  Tout ça est amené lentement, on sent le truc arriver, et un sentiment de malaise grandit en nous. Mais Siloé tient le coup. Par fierté, détermination, aveuglement, bref, elle veut devenir lanceuse de couteaux, coûte que coûte. Elle ne veut pas rentrer chez elle, la queue entre les jambes, avec une impression d’échec.
 
 
Il y a Bowie, aussi. Bowie, le meilleur amie de Siloé, qui apparait dès les premières pages. Je me suis tout de suite attachée à lui.  Il est drôle, fantasque, joueur, et on sent de vrais sentiments derrière son comportement qu’on pourrait qualifier de léger, une vraie profondeur dans ce qu’il est.
 
 
On suit donc la descente aux enfers de Siloé, partie pour vivre son rêve, laissant derrière elle sa famille, sa communauté, ses habitudes, l’ennui et la répétition. Dans cette descente aux enfers, il y a la manipulation, la violence, l’humiliation. Tout ça est écrit de manière légère et profonde à la fois. Pas de pathos. Pas de mots de trop. Juste cette atmosphère un peu étouffante, dérangeante.
 
 
Puis le geste de trop (ou l’accumulation, le déclic…) et Siloé s’en va. Enfin ! On est soulagé, on respire de nouveau. On se dit que ça y est, le happy end arrive… mais non. Parce que Siloé n’a pas fait tout ça pour rien. Elle n’a pas quitté son cocon pour se retrouver là, presqu’au point de départ. Siloé a besoin de se trouver, encore. 
 
 
De nouveaux personnages apparaissent, très attachants, qui vont encore aider Siloé dans la quête d’elle-même.
 
 
La lanceuse de couteaux m’a vraiment conquise. Ce récit est riche en émotions, en descriptions. Totalement prenant. Il y a toujours de humour, de la légèreté en arrière-fond, même si le thème est grave. On s’attache facilement aux personnages. On craque pour Bowie. On a de la tendresse pour Siloé, on ne peut que siffler d’admiration devant son courage. On a envie de partager l’ambiance des soirées du cirque nuageux. 
 
 
 
Une lecture coup de coeur, que je recommande vivement ! Dépaysement, émotions, sourire, coeur qui se serre. Et une pointe de regret en terminant ce roman. J’aurais aimé qu’Eve Borelli continue à nous enchanter avec ce récit original, émouvant et addictif.
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Les rêveurs. Isabelle Carré.

Les rêveurs. Isabelle Carré. Grasset. 10 Janvier 2018.

 

 

Présentation de l’éditeur

«  On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance…  »
Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.
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Mon avis :
 
 
Les rêveurs retrace l’enfance d’Isabelle Carré. Et un peu de sa mère avant elle.
 
 
Ce roman se situe dans les années 70, enfant de parents atypiques, fantasques, rêveurs. Le roman porte bien son nom. L’héroïne peine à trouver sa place. On suit les pensées de l’héroïne tout du long, ses émotions, on vit avec les décors de l’époque.
 
 
L’écriture d’Isabelle Carré est poétique, douce. Entrainante. On suit avec plaisir l’héroïne, malgré le manque de dialogue pour donner plus de punch au roman. La mère, dépassée, le père, dans son monde, avec ses secrets, que l’héroïne découvrira. J’ai bien aimé découvrir le passé de la mère. Le choix qu’elle a dû faire, envers et contre tous. Le « qu’en dira-t-on » de l’époque, qui « justifie » certains actes.
 
 
Un premier roman à découvrir. Une belle écriture. Tout y est merveilleusement bien décrit. C’est doux, entrainant, romancé, fantasque.
 
 
Merci à NetGalley, ainsi qu’à l’éditeur pour ce service presse !
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La consolation. Flavie Flament.

La consolation. Flavie Flament. J.C Lattès/Le Livre de poche. 31 Mai 2017.

 

Présentation de l’éditeur.

 

« Je m’appelle Flavie, j’ai quarante-deux ans. Beaucoup pensent me connaître mais jusqu’à hier encore, j’ignorais moi-même qui j’étais. J’étais Poupette. Personne ne l’a aidée. Même pas moi. Il est temps que nous fassions connaissance. Et puisque personne ne l’a fait pour moi, il est temps que je me console. »

Dans ce récit sensible et poignant, porté par une plume magnifique, Flavie Flament brise le silence et évoque la trahison des adultes qui lui ont ravi son innocence. C’est aussi l’histoire d’une renaissance.
Un livre rare, où la force de l’écriture est au service d’un combat. Un combat citoyen, car « faire du mal à un enfant, c’est faire du mal au monde de demain ».

 

 

Mon avis : 

 

A la base, je ne suis pas du tout fan des livres qui racontent ce genre d’histoire d’enfants maltraités, violés etc. J’en ai lu énormément pendant mon adolescence, puis j’ai arrêté. Malgré tout, j’ai tout de même eu envie de découvrir cette histoire.

 

Le récit commence avec Flavie qui fait des crises d’angoisses, adulte, d’un coup, sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Elle se pense folle, est vraiment très mal, se demande ce qu’il lui arrive. Puis on plonge dans le passé de Flavie, dans l’histoire terriblement révoltante de cette petite fille qu’on a envie de prendre dans ses bras pour la consoler, et de cette mère qu’on a envie de baffer tout le long.

 

 

On le sait d’avance, Flavie a été violée, à l’âge de 13 ans, par un photographe connu. Puis elle a oublié. Et, après la mort de son grand-père, elle fait des crises d’angoisses, et cherche donc à comprendre ce qu’il se passe. Flavie nous raconte avec une écriture agréable, poétique, sa descente aux enfers. Comment elle se laisse faire, pour plaire à sa mère qui la rejette tant. Pour ne pas la fâcher. Pour qu’elle soit fière d’elle. Pendant un été. Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Je ne peux pas donner de détails pour ne pas spoiler, mais la mère est telle qu’on ne peut pas la qualifier de mère. Parce qu’elle sait, et elle s’en sert. C’est inhumain. Révoltant (oui, je me répète).

 

Il me serait difficile de dire que j’ai aimé ce livre. Parce qu’on ne peut pas aimer ce genre de récit, évidemment. L’histoire de Flavie Flament est révoltante, écoeurante, bouleversante. L’écriture est belle, et j’ai lu ce livre très vite, en deux heures. Avec un goût amer à la fin.

 

Souvent, lorsque je discute de certaines choses avec mon amoureux, on se dit que les parents devraient avoir une sorte de permis, pour faire des enfants. Enfin, non, pas pour les faire, mais pour les élever. Parce que ce genre d’éducation, outre le fait que la mère laisse sa fille se faire violer, ne devrait pas exister. Rabaisser, humilier, se moquer. Mettre en danger. Aimer si mal. On sait tous très bien que l’éducation, que les parents, le père et la mère sont là pour montrer l’exemple. Nous apprendre le bien, le mal, les limites, mais aussi et surtout, nous armer convenablement pour être heureux dans la vie. Malheureusement, tous les parents n’ont pas conscience de ça. Ou s’en fichent, je n’en sais rien. Ou sont peut-être trop dépassés par leur vie minable pour aimer et choyer convenablement leur enfant. Il n’y a pas d’éducation parfaite, de parents parfaits, évidemment, mais il y a tout de même des limites. Et c’est écoeurant.

 

 

D’ailleurs, dans ce livre, on ne sait pas comment Flavie se situe par rapport à sa mère. A-t-elle réussi à lui pardonner tout le mal qu’elle lui à fait ? Est-ce pardonnable ? Le pardon est important, pour avancer, pour ne pas ressasser, mais la mère a-t-elle pris conscience un jour de tout ce qu’elle a fait ? Ou pas fait ? Ça, j’aurais bien aimé le savoir.  Ça ne changerait rien à l’histoire, aux blessures, à la lente et douloureuse reconstruction que Flavie doit opérer, mais, d’après moi, c’est important. Primordial, même. Pour aller mieux… Parce que lorsque ce n’est pas le cas, la reconstruction est doublement difficile. Surtout qu’elle ne peut plus confronter le photographe, vu qu’il est mort. Je me dis même que la mère mériterait largement d’être inculpée pour ses actes…

 

Un roman poignant, donc, bouleversant, révoltant. Ce livre porte bien son nom : la consolation. Celle qu’elle n’a jamais eu de la part de sa mère, alors qu’elle était censée lui apporter…

 

 

 

 

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Pourvu que la nuit s’achève. Nadia Hashimi

Pourvu que la nuit s’achève. Nadia Hashimi. 07 Juillet 2017.  Editions Milady.

 

 

Présentation de l’éditeur

Les derniers jours d’une condamnée

Extrait :

J’avais imaginé un million de morts pour mon mari : il aurait pu mourir frappé par la foudre en se rendant quelque part où il n’aurait pas dû aller. Ça aurait été tellement plus simple pour tout le monde : un éclair tombé du ciel. Une fin douloureuse mais brève. Non, je n’avais jamais imaginé la mort de mon mari telle qu’elle s’est produite, mais que doit faire une épouse ? Les orages ne sont jamais là quand on a besoin d’eux.

Lorsque Zeba est retrouvée devant chez elle, le cadavre de son mari gisant à ses pieds, il paraît évident aux yeux de tous qu’elle l’a tué. Depuis son retour de la guerre, Kamal était devenu un autre homme, alcoolique et violent. Mais cette épouse et mère de famille dévouée est-elle vraiment capable d’un tel crime ? Présumée coupable, Zeba est incarcérée dans la prison pour femmes de Chil Mahtab, laissant derrière elle ses quatre enfants.
C’est à Yusuf, fraîchement revenu des États-Unis pour régler une dette symbolique envers son pays d’origine, que revient la défense de ce cas désespéré. Mais alors que son avocat l’exhorte à parler, Zeba garde obstinément le silence. Quel terrible secret cache-t-elle ? Qui cherche-t-elle à protéger en acceptant de jouer le rôle du suspect idéal ? Il faudra beaucoup de courage à Yusuf pour braver un système judiciaire corrompu et faire innocenter celle que tout le monde voit déjà pendue haut et court.

« Un roman aussi poignant qu’éclairant sur le sort des femmes dans une société patriarcale. » New York Journal of Books

« Le portrait saisissant et juste d’une femme d’honneur parmi des hommes qui en sont dépourvus. » Kirkus

« Quand vous aurez achevé la lecture de ce livre, n’oubliez pas. Faites quelque chose. » Washington Independent

« Une histoire que vous n’êtes pas prêt d’oublier. » Booknotes

« Un roman puissant qui se savoure, page après page, sur un monde plongé dans l’obscurantisme. » Book Reporter

 
 
Mon avis : 
 
Si je devais résumer ce livre en un mot, ce serait : magnifique ! Je l’ai lu en deux jours, pourtant, il est épais. Mais l’histoire est passionnante, prenante, poignante, une plongée en Afghanistan, dans le monde  de ces femmes qui, sur simple dénonciation d’un voisin malveillant, peut passer des années en prison. 
 
 
Mais, pour l’héroine, Zeba, c’est une toute autre condamnation. Elle a été retrouvée devant le cadavre de son mari, une hache plantée dans la nuque. Elle ne dit rien. Tout l’accuse. Les voisins d’abord, et la justice.
 
J’ai été déroutée par le fait que cette femme ne veuille rien dire. Tout le long de la lecture, on se dit qu’elle n’est pas coupable. Et puis qu’elle est coupable. Mais pourquoi ne parle t-elle pas, bordel ? 🙂
 
 
Et l’histoire se déroule sous nos yeux, petit à petit. Avec des flash back sur le passé de l’héroine, et des autres personnages. Il y a Keba, la meurtrière présumée, Yussuf, l’avocat revenu d’Amérique pour la défendre, mue par une volonté farouche de faire valoir la justice dans ce pays, les parents, les enfants, les oncles et tantes. Et toutes les femmes dans la prison. Celle qui ont eu l’audace de tomber amoureuse, de ne pas avoir voulu se plier à la volonté de leur parents, celles qui ont été dénoncées pour un pique nique en pleine journée avec un homme plus âgé, et toutes les autres. Ces femmes qui n’ont pas droit à la parole, qui n’ont pas le droit de divorcer, pas le droit d’être femme, autrement qu’en se sacrifiant à leur mari, à leur enfant. C’est dingue. Et pourtant, c’est réel. Bien sûr, on le sait, tout ça. La télévision, les journaux, internet, on sait comment ça se passe, ailleurs. Mais pourtant, c’est totalement ahurissant. Pas de mélo, dans ce livre, juste une écriture juste, qui relate, qui dénonce, qui explique.
 
 
J’ai eu le coeur serré, mais souvent par rapport à l’héroine, qui refuse toujours de parler. Un sens de l’honneur aussi poussé, c’est franchement admirable. Tout ça pour… je ne peux pas le dire. Mais c’est beau. Vraiment vraiment très beau. 
 
 
J’ai adoré lire ce livre, il m’a vraiment tenu en haleine, éveillée, jusque tard dans la nuit. Insomnie, d’ailleurs, parce que j’y pensais sans arrêt. J’imaginais la suite, je cherchais, j’espérais. On a vraiment envie de secouer l’héroine pour qu’elle parle. Mais on comprend pourquoi elle ne dit rien. Et c’est bouleversant. 
 
 
Ce livre est une pépite, vraiment. Et je le répète, pas de glauque, pas de pathos, juste une écriture magnifique pour une histoire magnifique.
 
Je le recommande vivement, et je pense que je vais vite lire les autres romans de cette auteure. Sans parler que les couvertures de ses romans sont vraiment superbes ! 
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Nous rêvions juste de liberté. Henri Loevenbruck.

Nous rêvions juste de liberté. Henri Loevenbruck. 1/04/2015. Flammarion.

 

Présentation de l’éditeur

« Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paie cher.
Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Loevenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road-movie fraternel et exalté.
Mon avis : 
Je viens tout juste de lire Nous rêvions juste de liberté. J’ai gagné ce roman en version poche lors d’un concours, sur le blog Les lectures de Mylène. Je l’ai reçu un jour chez moi, je ne savais même pas que je l’avais gagné, et ça a été une belle surprise. (Je remercie au passage Mylène pour ce concours) 🙂 
Je ne l’ai pas lu tout de suite. Pourtant, j’en avais beaucoup entendu parler. Et en bien. Et ce livre est sacrément poignant. Un uppercut. Ni plus ni moins.
Dès le départ, j’ai été entrainée dans l’histoire d’Hugo, devenu Bohem, et de son ami Freddy. Ainsi que des autres, Oscar, dit le chinois, Alex, dit la fouine et ceux qui vont s’ajouter au fil des pages. Groupe de jeunes perdus dans la ville de Providence, connus pour leur mauvaise réputation, englués dans un quotidien déprimant et qui n’offre aucun avenir. Ils sont jeunes, et ils rêvent de liberté. Du moins, Bohem, lui rêve de liberté. Ils s’amusent, font des coups, rigolent, beaucoup.
Je les ai suivi avec avidité tout au long de leur périple à moto. De leur bagarres, de leurs coup foireux, de leur rire, de leur espoir et de leur déception. Ils vivent, à fond. Ils se battent, sans réfléchir. Ils ne s’encombrent ni de morale, ni de lois. Il se soutiennent. ils dérivent, aussi, un peu, beaucoup.
J’ai inspiré la poussière avec eux, tremblé avec eux, était émue avec eux. C’est écrit à la manière d’un gamin sans trop d’éducation qui rêve de fuir ce quotidien de merde, pour qui l’amitié est le plus beau et le plus précieux des cadeaux.  Honneur, loyauté et respect. Bohem suivra ce concept jusqu’au bout. Coûte que coûte.
Ce livre m’a appris beaucoup de choses sur l’univers de motos, des clubs, leurs règles, leurs lois. J’ignorais totalement comment ça se passait.
Bien évidemment, dans ma lecture, je savais que tout ne serait pas toujours rose, loin de là, mais j’étais loin d’imaginer ce final.  On devine les drames avant qu’ils ne surgissent, pas parce que l’auteur donne des indices, non, mais on le sait, c’est tout, c’est ancré dans l’écriture. On le ressent. C’est beau, c’est triste, c’est prenant, c’est poignant, émouvant.
Et c’est le coeur serré que j’écris cette chronique, à vif. Parce que cette histoire est belle autant qu’elle est émouvante. Cette histoire est triste autant qu’elle nous fait sourire.
J’ai adoré suivre cette bande qui rêvait juste de liberté. L’amitié, la loyauté, la trahison. La liberté.
 
 
Je recommande ce livre. A 200 %. Quand on le commence, on ne peux plus le lâcher.
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